Manager c’est easy.
Heu… non.
J’ai managé 3 personnes en direct.
Puis 2 responsables et 10 personnes en dessous.
Puis 4 responsables et 50 personnes en indirect.
Et je peux te dire une chose :
ce ne sont pas les mêmes métiers.
Quand tu manages 3 personnes en direct —
tu es dans l’écoute, la proximité, le quotidien.
Tu vois tout. Tu ressens tout.
Quand tu passes à 4 responsables et 50 personnes —
la question change complètement.
Est-ce que tu gères tes responsables
sans te soucier de ce qui se passe en dessous ?
Est-ce que tu restes disponible pour tout le monde ?
En théorie, on gère ses directs. Point.
En pratique, c’est plus subtil.
Quand tu manages en direct :
sois à l’écoute. Sois bienveillant. Sois juste et équitable.
Sinon tu perds le collectif. Et un collectif perdu, ça ne se rattrape pas facilement.
Quand tu manages des responsables :
la bienveillance et l’équité restent indispensables.
Mais il faut y ajouter quelque chose d’essentiel —
Donner la légitimité.
Donner la responsabilité.
Et ne pas les court-circuiter.
Parce que si tu interviens directement auprès de leurs équipes
sans passer par eux —
tu les désavoues.
Et un responsable désavoué ne peut plus manager.
La leçon que j’ai retenue :
On ne peut pas tout gérer.
Déléguer, ce n’est pas abandonner.
C’est responsabiliser.
Et se protéger mentalement.
Le manager qui veut tout contrôler
finit par tout porter.
Et personne ne peut tenir à ce rythme.
Manager, c’est un métier qui s’apprend.
Souvent à ses dépens.