Quand j’arrive en mission DAF de transition, les gens s’attendent à me voir derrière un écran.

Tableaux. Chiffres. Reporting.

La réalité, c’est très différent.

Les premières heures, je parle.

Je parle à la comptable. Parce qu’elle sait tout — et personne ne lui pose jamais les bonnes questions.

Je parle au banquier. Parce que la relation bancaire, c’est de la confiance. Et ça se fragilise vite.

Je parle aux fournisseurs en retard. Parce qu’un appel proactif vaut mieux qu’un silence qui inquiète.

Je parle au dirigeant. Pas pour le rassurer. Pour comprendre ce qu’il sait — et ce qu’il évite de regarder.

Parce que souvent, quand une entreprise perd son DAF sans prévenir…
C’est qu’il y avait déjà quelque chose qui craquait.

Mon rôle en transition, c’est pas juste assurer la continuité.
C’est aussi poser les questions inconfortables.
Celles que le DAF sortant n’a peut-être pas posées.

→ Pourquoi ce compte fournisseur est-il bloqué depuis 3 mois ?
→ Pourquoi la banque n’a pas reçu le reporting promis ?
→ Pourquoi ce poste de charge a doublé sans explication dans le grand livre ?

Je ne juge pas. Je sécurise.

Et je passe la main dans les meilleures conditions possibles — à un successeur bien briefé, ou à un DAF externalisé qui prend le relais.

👉 Tu as déjà vécu une transition dans ton entreprise ? Comment ça s’est passé ?

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