15 % de marge nette… le rêve.
Mais en fait il suffoquait.
Pas de mauvaise gestion. Pas de clients perdus. Pas de charges qui explosent.
Il payait ses fournisseurs à 30 jours.
Ses clients le payaient à 60.
Entre les deux : 30 jours de cash immobilisé. Chaque mois. Sur chaque contrat.
Plus il grossissait, plus il s’asphyxiait.
Quand on a ouvert les comptes ensemble, le diagnostic était simple.
Le problème n’était pas la rentabilité — elle était solide.
C’était le décalage entre ce qui sortait et ce qui rentrait.
On a travaillé sur trois points :
L’affacturage. Ses créances clients partaient chez un factor dès la facturation. Il encaissait sous 48h au lieu d’attendre 60 jours. Le coût ? Environ 1,5 % de la facture. Bien moins cher que de tirer sur sa ligne de découvert — et un gain de productivité réel : du temps passé à ne pas recouvrer, c’est du temps passé à produire, à vendre.
La renégociation fournisseurs. On a allongé les délais de paiement de 30 à 45 jours. Pas en envoyant un email. En appelant. En expliquant.
La fiabilisation des marges. Certains contrats avaient des coûts mal estimés qui grignotaient la marge sans qu’il le voie. On a resserré le suivi ligne par ligne.
Six mois plus tard, la trésorerie était structurellement positive.
Et il pouvait enfin financer sa croissance sans stress.
Le cash, c’est l’oxygène.
Le bénéfice, c’est la nourriture.
On survit quelques semaines sans manger.
Pas sans respirer.
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